Bonjour à tous !
Aujourd’hui,
je souhaite aborder avec vous les différentes méthodes que l’on peut
choisir lorsqu’on veut se lancer dans l’écriture d’un roman.
mes yeux, il en existe deux d’essentiel : celle qui consiste à se
lancer directement dans l’écriture et l’autre qui a pour objectif de
réfléchir d’une manière détaillée à son récit avant de l’écrire. Vous
l’aurez compris : dans cet article, la question est de savoir si oui ou
non, il est préférable d’ établir un plan et de structurer son histoire.
on commence à écrire, on fait un peu comme tout le monde, on écrit sans
structure.
Qu’il est passionnant de se réveiller un matin avec une idée
ou une
image parfaite pour débuter la grande aventure qu’est l’écriture d’un
roman ! On suit son imagination, on accumule les pages
et les pages, on se laisse porter par ce merveilleux projet qui naît sous nos doigts ! Puis un jour patatras ! le château de cartes
s’écroule. Notre idée de départ, cette merveilleuse scène que nous avons vu se
dérouler sous nos yeux comme dans un rêve, eh bien cette idée ne colle
pas avec les personnages ou le déroulement de l’intrigue. Soudain notre
récit nous semble fade, il manque quelque chose. Alors on
retourne le problème dans tous les sens, on hésite, on tergiverse, on
essaie de tout reprendre point par point mais la magie n’est plus là,
l’enthousiasme des premiers temps a disparu. L’évidence, d’une dureté impitoyable, frappe :
notre idée de départ ne tient pas la route et on abandonne.
Voilà comment je travaillais : je partais d’une scène dans l’histoire, d’un lieu que j’affectionnais tout particulièrement ou d’un détail infime et je me lançais dans la rédaction « tête baissée ». Je découvrais mes personnages au fur et à mesure et je tissais l’intrigue au fil de mes chapitres, presque à l’aveuglette. J’étais souvent obligée de revenir en arrière pour éviter les contresens. Je retravaillais plusieurs fois le texte en ôtant des choses qui devaient être corrigées.
Comme je n’avais aucune idée des objectifs de mes personnages au début de la rédaction, j’arrivais fréquemment au milieu du livre en ne sachant plus pourquoi j’avais créé M. Untel ou Mme Unetelle. Bref, c’était un vrai casse-tête chinois.
Pour faire cela, il était primordial de définir un planning d’action pour éviter les indécisions et les pertes de temps pendant la phrase d’écriture.
Aujourd’hui, j’ai testé et approuvé cette méthode. Je n’ai pas encore fini la rédaction de mon premier roman mais j’ai déjà écrit plus de pages qu’avec ma première méthode. Je sais exactement quelle est l’idée centrale et ce que j’attends des personnages. Pour réaliser mon plan, j’ai utilisé un plan défini qui vient du théâtre ( j’en parlerais dans mon prochain article). Tout ce que je peux dire jusqu’à présent est que :
- la structure ne limite pas la créativité.
C’était ma plus grande crainte. Mais j’ai remarqué que la structure est rassurante et quelque part libératrice. Elle permet de développer et valider le scénario de l’histoire. Depuis que j’utilise un plan, je suis plus confiante dans l’élaboration et la cohérence de l’ensemble. J’avance concrètement et je sais où je me trouve à chaque chapitre.
- la structure n’est pas synonyme de contrainte.
Mon autre crainte était qu’adopter une structure imposerait d’écrire finalement d’une manière trop ennuyeuse. Si tout est déjà prévu, à quoi cela sert d’écrire, moi qui aime faire parler mon imagination ? J’ai donc trouvé une alternative : je définis les grandes lignes de mon histoire, mais je me laisse le plaisir de changer des choses au fils des chapitres. Rien n’est figé. J’ai la partition sous les yeux, mais je peux me laisser aller à faire des improvisations de temps à temps, entre deux portées. Je ne change pas le « squelette » de l’histoire, mais je peux apporter des choses nouvelles au fil de l’écriture.
- la structure aide à la compréhension du métier.
Se renseigner sur la structure permet de comprendre qu’écrire ne se fait pas d’un claquement de doigt. C’est une vision romantique que les américains et les anglo-saxons ne possèdent pas. Il existe des techniques enseignées depuis des centaines d’années et qui permettent de raconter un récit. Savoir qu’on peut structurer une histoire afin de provoquer des émotions chez son lecteur et répondre à ses attentes permet d’incorporer instinctivement ces techniques et de les réutiliser dans ces prochains textes.
Et vous, quelle méthode utilisez-vous pour écrire votre roman? Dites-le moi dans les commentaires !
