Il y a trois mois, je partageais avec vous un projet qui me tenait à cœur : il s’agissait de finir mon roman en 3 mois en partageant régulièrement l’avancée de mes travaux sur le blog.
Me voici arrivée au terme de ces 3 mois. Je vais donc vous livrer le bilan de mes travaux.
Temps passé à écrire :
Le volume horaire que j’ai pu consacrer à l’écriture a été très variable au cours de ces trois mois :
- durant le mois de septembre, je n’ai pas dégagé le temps voulu du fait de la rentrée scolaire et d’un perfectionnisme handicapant qui me forçait à revenir sur chaque phrase et paragraphe.
- le mois d’octobre fut plus productif : je ressentais davantage de légèreté dans l’écriture et j’ai réussi à atteindre le nombre de caractères souhaité.
- Par contre, le mois de novembre fut catastrophique ! Le début du mois était pourtant encourageant : j’avais réussi à dégager environ 2h quotidiennes réservées à ce travail puis j’ai eu moins de temps. Il s’écoulait parfois des jours entiers sans que j’ouvre mon ordinateur.
Comme vous l’aurez compris, je n’ai pas réussi à terminer l’écriture de mon roman. Voici les deux raisons principales :
- Avec le recul, je me dis que reprendre le travail et se lancer en même temps dans un grand défi d’écriture demande une grande organisation dans la gestion de son temps… gestion que je n’ai pas encore réussi à équilibrer !
- En plus de mon travail, je participe régulièrement à un atelier d’écriture et je passe beaucoup de temps à effectuer les exercices demandés ! J’avoue y prendre beaucoup de plaisir mais je n’ai pas réalisé sur le coup que je « sacrifiais » en partie un temps précieux pour mon roman !
- Tout d’abord, je dois avouer que je reste plutôt satisfaite du nombre de caractères écrits. Même si je n’ai pas réussi à terminer mon roman comme prévu, j’ai bien avancé dans l’intrigue et je me rapproche lentement mais sûrement du but !
- Ensuite, j’ai pu mettre le doigt sur ma principale difficulté : concilier d’une manière prolifique écriture et vie professionnelle. Je rêve d’écrire plus, de progresser, de faire aboutir mon projet d’écriture et pourquoi pas le publier; je sais également qu’il faut prendre l’écriture au sérieux et lui donner le temps et l’attention qu’elle mérite; mais force est de constater que je n’ai pas encore trouver la bonne organisation dans mon emploi du temps, la bonne souplesse entre mon travail et mon désir d’écrire !
Alors, comment devenir prolifique en gardant une activité professionnelle ?
1 / Créer des rituels d’écriture quotidiens
C’est une erreur car lorsqu’on agit ainsi, on trouve toujours une excuse pour ne pas écrire : la fatigue, les enfants, le manque d’inspiration… Alors que l’ajout pur et simple de l’écriture dans une routine quotidienne permet d’avoir une nouvelle approche de la discipline : le temps imparti à ce projet est défini. On s’engage vis-à-vis de soi-même et on ne trouve plus d’excuse : on agit, c’est tout.
Faire l’inventaire des occupations quotidiennes.
faisais régulièrement avant et après le travail. Même les plus anodines.
Les notez m’a permis d’en prendre vraiment conscience.
pour écrire chaque jour. J’ai choisi le matin, car c’est le moment de la
journée qui me convient le mieux.
(Si vous avez une pause
déjeuner inoccupée entre midi, vous pouvez choisir ce moment par
exemple. Si vous avez des enfants, vous pouvez choisir le temps de leur
sieste… Certains écrivains écrivent la nuit, quand tout le monde dort.
Personnellement, j’ai besoin d’un certain nombre d’heures de sommeil
pour être opérationnelle, donc cette routine n’est pas faite pour moi ! )
Demandez quand vous pensez écrire le mieux et bloquez ce moment dans votre journée seulement pour cette activité.
Un
petit conseil au passage : si vous choisissez le moment de la pause
déjeuner ou alors tout simplement le matin comme moi, prévenez vos
collègues/amis/famille/conjoint que vous avez envie de vous lancer dans
une nouvelle activité. Cela vous permettra de ne pas être dérangé(e)
pendant ce laps de temps et aussi de prévenir les gens d’un changement
dans vos habitudes ! Histoire de ne pas passer pour un fou et de ne
froisser aucune susceptibilité (ex : une amie que vous voyez toujours à
cet horaire précis et qui se sentirait négligée. Expliquez lui que vous
avez envie de vous lancer dans l’écriture d’un roman, que vous en avez
même besoin et que cette exercice prend du temps! La plupart des gens
sont compréhensifs!)
S’engager
Une
fois que le moment de la journée est défini, il est important de
s’engager à écrire à la même heure chaque jour afin cela devienne
naturel et automatique, indépendamment du fait de se sentir inspiré ou
motivé.
En 1960, le chirurgien américain Maxwell Maltz écrit
le livre Psycho-Cybernetics. Ayant remarqué que ses patients mettent
environ trois semaines pour s’habituer à leur nouveau visage suite à une
chirurgie esthétique, il développe une théorie selon laquelle « il faut
un minimum de 21 jours pour faire disparaître une vieille image mentale
et en créer une nouvelle ». Depuis, d’autres études sont venus infirmer
cette théorie et on estime aujourd’hui qu’il faut une moyenne de 66
jours (soit deux mois) pour créer une habitude. Il peut y avoir des
rechutes au cours de ce long laps de temps, mais le principal est de
réintégrer l’habitude dans votre routine quotidienne. Alors ne renoncez
pas, accrochez-vous et continuez !
En ce qui me concerne,
j’ai déjà intégré ma nouvelle habitude depuis deux semaines et pour le
moment, tout va bien. On croise les doigts 😉
Créer son petit coin d’écriture

